Boucherie
Désosser, couper, trancher, travailler au cœur de la viande : le rugbyman est un rai boucher, les outils en moins. Expression préférée des piliers : « Ça va être la boucherie », inaugure un combat titanesque. Ces « gros » sont en manque de côtelette à mordiller, de tendron à malaxer et de cuisse à cisailler à l’aide de placages assassins. Gare à celui qui laisse traîner son filet mignon : il est aussitôt tailladé par ces carnivores au sourire carnassier. L’un d’eux, S… pour ne pas le nommer, est connu pour son appétit (et son cœur) hors norme. Grand amateur de cornichons, il s’en sert après les matchs pour enlever de ses dents acérées cette délicieuse odeur de la victime apeurée. Bon, il rend toujours les morceaux de viande qu’il a prélevés. On peut être boucher et poli !
