Faux cul

Au contraire du bas du cul (voir ce mot), le faux cul n’a pas de fesses. Au lieu des hémisphères bien rebondis qu’on attend d’un rugbyman ordinaire, c’est-à-dire un minimum de muscles, il se vante de porter un short ample, ne moulant aucune forme et d’une tristesse à mourir. En plus, il a mauvais caractère, se plaint tout le temps des décisions de l’arbitre, des actions de ses partenaires, de tout et de rien, et, bien sûr, de l’adversaire. Il a le regard fuyant, la main moite et des baguettes en guise de jambes. Utilisé en dernière limite, lorsque l’équipe n’a vraiment pas le choix, il se fait remarquer dès son entrée en jeu. Par exemple, il adore les croque en jambes (parfaitement interdits), les massages oculaires et les torsions d’oreilles. Heureusement, le faux cul ne reste pas longtemps dans le club. Mais comme le coucou, il n’hésite pas à déménager et va faire son nid plus loin.



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