Jambes de miel
Produit par ces insectes virevoltants appelés abeilles, connus pour leur reine et leurs ruches, le miel est un délice. Rapporté au rugby, c’est une sorte de désastre. Le pauvre joueur qualifié de « jambes de miel », une des expressions favorites d’une Ruine basque, n’a pas la vie facile – ne pas confondre avec jambes de verre (voir ce mot) et jambes de grives (voir ce mot). Fragile, souvent blessé, il a les mollets aussi mous que ce nectar tout doré, dont on fait le succulent chouchen (avis aux Bretons, qui jouent aussi au rugby). Du coup, il avance à la vitesse d’un escargot géant, tout baveux et en quête d’un bout de salade. Et comme si ça ne suffisait pas, il suscite l’appétit de ses partenaires à l’entraînement, et de ses adversaires en match. Il en ressort tout moulu, content de ne pas avoir eu plus mal, et certain (il a raison) de progresser, de passer du miel liquide au miel solide, de la meringue au nougat dur. Enfin !
