Malhonnête
Que ce soit clair : le malhonnête ne le fait pas exprès. Enfin, c’est ce qu’il dit. Il a toujours une excuse à faire valoir. Par exemple, quand il a piétiné un avant adverse, ou un trois-quarts imprudent, il s’écroule à terre et feint d’avoir très mal, pointant un doigt vengeur sur sa victime en l’accusant de tous les maux. Les arbitres étant vigilants, il ne se laissent pas avoir. Mais il arrive que le malhonnête le soit tellement qu’ils se font berner. Repéré par l’équipe d’en face, engueulé par ses camarades, il préfère en général sortir une fois son forfait commis, quand il ne se prend pas de toute façon un bon dix minutes bien mérité. Ah oui, il a souvent des poils dans les oreilles et des dents gâtées.
