Miches de serin
« Cui-cui, cui-cui… » C’est par ces mots que se reconnaît la conversation du serin, ce petit oiseau chanteur, aux plumes en général jaunes. Le rugbyman cui-cui, alias miches de serin à cause de ses petites fesses, court à peu près comme le volatile, en poussant ces petits cris très reconnaissables. Posté aux ailes (c’est normal), il attend en piaillant la balle que les avants ont gagné de haute lutte et que les trois-quarts transmettent mains après mains. Une fois qu’il l’a attrapée, il n’a qu’un but : projeter son corps vers le nid aux deux poteaux. Il arrive qu’un prédateur lui barre le passage. D’un coup de patte, il l’esquive et poursuit sa route. Et quand miches de serin franchit la ligne et aplatit, il sautille de joie, projetant en l’air l’œuf miraculeux.
