Minable

Pitié ou médiocrité, c’est au choix. Le minable inspire les deux à la fois. Le cheveux gras, la peau grêlée par une ancienne acné ravageuse, les ongles noirs malgré les brosses, il a beau se laver et se récurer, il n’est jamais net. Voilà pour la pitié. Question médiocrité, il se défend assez bien. Fatigué de faire pitié, découragé et sans ressort, il en est venu à tout rater, même la camaraderie. Du coup, il vire parfois entraîneur dans une équipe improvisée et qui ne tarde pas à disparaître. Des fois, on le voit quand même dans les tribunes. On dit aussi d’un arbitre qu’il est minable quand il n’a pas fait son devoir, ou plutôt lorsqu’il a sifflé contre l’équipe qu’on soutient. Mais c’est une autre histoire.



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