Tronche en biais

À force de sa faire marcher dessus, il arrive que le visage en porte les traces. Et qu’il perde sa rectitude, enfin qu’il ne soit plus droit comme avant. Bien sûr, rien à voir avec les gueules cassées de 14-18, il ne faut pas exagérer. N’empêche, le tronche en biais fait peur. Comme un gladiateur, il porte sur lui la détermination des matchs à suspens, les coups involontaires (ou non) reçus dans les mauls, les poussées enfiévrées des mêlées fermées. Mais il a mauvais caractère, ce qui peut se comprendre. Un rien l’échauffe et, dans ce cas, il vaut mieux courir vite.



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