Produit par ces insectes virevoltants appelés abeilles, connus pour leur reine et leurs ruches, le miel est un délice. Rapporté au rugby, c’est une sorte de désastre. Le pauvre joueur qualifié de « jambes de miel », une des expressions favorites d’une Ruine basque, n’a pas la vie facile – ne pas confondre avec jambes de verre (voir ce mot) et jambes de grives (voir ce mot). Fragile, souvent blessé, il a les mollets aussi mous que ce nectar tout doré, dont on fait le succulent chouchen (avis aux Bretons, qui jouent aussi au rugby). Du coup, il avance à la vitesse d’un escargot géant, tout baveux et en quête d’un bout de salade. Et comme si ça ne suffisait pas, il suscite l’appétit de ses partenaires à l’entraînement, et de ses adversaires en match. Il en ressort tout moulu, content de ne pas avoir eu plus mal, et certain (il a raison) de progresser, de passer du miel liquide au miel solide, de la meringue au nougat dur. Enfin !
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Que les choses soient claires : le pauvre « jambes de verre » n’est qu’un cousin du « jambes de grive » et du « jambes de miel » (voir ces gros mots). Lui, c’est presque de naissance et si son père n’est pas vitrier, il est à coup sûr le fils d’une plaque de verglas et d’un souffleur de cristal. Fragile comme un troupeau de nourrissons, il se remarque à sa pâleur, son air chétif et ses gambettes en forme de ficelles. Il en a de l’ardeur au combat, montrant l’exemple aux plus costauds. Il recule à l’impact, voit ses élans briser sur les muscles d’acier, relance encore et encore. Le compère aux jambes de verre est un exemple de courage et d’abnégation. Et ce n’est pas le dernier à faire la fête.
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Il y a deux mille ans, Jean était un ami intime de Jésus. S’il avait su que son prénom serait affublé d’un tel qualificatif, il en aurait pris un autre – Jean vient de Iôannès, qui veut dire « Dieu accorde » en hébreu, c’est tout dire. Bon, le Jean couillon est plus spécialement un arbitre débutant qui, c’est normal, hésite sur les choix, s’excuse lorsqu’il se trompe (ce qui arrive à tous les arbitres), et a bien du mal à s’imposer jusqu’à la fin du match. Heureusement pour le Jean couillon, le rugby est respectueux de l’autorité arbitrale. N’empêche, il a tout intérêt à faire des progrès. Mais on ne se fait pas de souci. Il finira bien par ne garder que le prénom.
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